Suite du billet "Je craque"! du 4 septembre

Publié le par Lartemizia

Vous vous souvenez de ce que je vous ai raconté sur l'usage que fait l'éducation nationale de ses contractuels et autres vacataires? Sinon, reportez-vous aux archives (4 septembre).
Deuxième épisode : aujourd'hui je reçois un mail de la secrétaire du collège. Elle m'informe de trois choses : elle a réussi à contacter les personnes du rectorat responsables des non-titulaires. Grand exploit en cette saison. Quand on essaie de les appeler, ça sonne dans le vide, et ils mettent de deux jours à deux semaines pour répondre au mails... Cette personne dit à ma chère secrétaire que toutes les décisions sont bloquées jusqu'à nouvel ordre. Pourquoi? Mystère. Ce qui implique qu'il y a d'un coté des élèves qui attendent des profs et de l'autre des profs qui attendent du boulot. Ce sont les élèves qui sont content, ça leur fait plein d'heures de perme...
Troisième information de ma secrétaire, elle a pris sur elle (me dit elle) de donner mon nom (alors que je croyais que c'était fait depuis juin dernier) et de dire que j'étais d'accord pour faire les 8 heures. Ce qui impliquerait que je sois contractualisée...

Là, je ne sais plus si je dois pleurer ou rire. ça a un petit coté ubuesque assez détonant. Je m'explique. En fin d'année dernière, nous avions convenu la titulaire du poste, la principale et moi, que je ferais les 8 heures qui restaient à pourvoir à St Hippolyte du fort et qu'elle ferait toutes les heures de St-Jean plus 6 à St Hippo. Tout le monde était content, sauf le rectorat qui refuse de me laisser les 8 heures pour ne pas signer de contrat. Je dis bien, NE PAS SIGNER DE CONTRAT!!! Nous adaptons donc l'emploi du temps pour faire 6 heures à St Hippo et 2 à St Jean en espérant que la principale trouve quelqu'un... Mais elle n'a trouvé personne. Résultat, si les choses restent ainsi, ce qui n'est pas gagné puisque je ne suis absolument pas certaine que le rectorat accepte de contractualiser. A mon avis c'est une erreur, soit de la secrétaire, soit de son interlocutrice. Mais dans le cas où ils auraient changé d'avis, je me retrouverais avec un emplois du temps merveilleux. 6 heures à St Hippo sur deux jours, donc deux fois 90 mns de route et 2 heures à St Jean pour deux heures et demi de route. Vous croyez qu'ils sont soudoyés par les pétroliers? Non, malheureusement, je crois que nous avons à faire simplement à une bonne dose d'incompétence et de je m'enfoutisme.

Je vous tiendrais au courant de la suite. En attendant, j'envoie des CV tout azimut en espérant pouvoir bosser un peu cette année, ailleurs que dans l'éducation nationale, trop d'économies sur notre dos. Si vous entendez parler de boulot qui réuni formation et art, faites moi signe...

Publié dans Coup de gueule !!!

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<br /> <br /> Les bonheurs de l'administration ... c'est comment dire ... Kafkaïen ... bon courage ... bises!<br /> <br /> <br /> Posté par luciole, 07 septembre 2006 à 10:27<br /> <br /> <br /> Les chiens immondes. Et les parents d'élèves, eux, ça les dérange pas les heures de perm ? Chez nous, ça gueulerait velu !<br /> <br /> <br /> Posté par akynou, 13 septembre 2006 à 12:20<br /> <br /> <br /> J'ai l'impression que la situation dans les collèges (pur ce que j'en vois) sont véritablement insolubles entre manque de moyens ou manque de profs, ou refus de contractualiser, bref, plus<br /> j'interroge à droite et à gauche, plus je prneds la mesure des limites du système.<br /> <br /> Quant aux parents, je mettrais juste un petit bémol, car effectivement ils peuvent se mobiliser, mais quand je vois déjà le peu qui se déplacent déjà aux réunions du collège, j'émets des doutes<br /> quant à leur capacité de mobilisation pour obtenir un prof. Ils ne mouftent (aboient même) que si leur rejeton est concerné. Bizarrement ceux et celles que j'ai retrouvé à ma première réunion de<br /> collège sont les mêmes que je retrouve dans lé réunions aux primaires, pour aider lors des spectacles et dans les assoc que je fréquente. Je crois qu'au bout d'un moment, on fatigue juste un peu.<br /> <br /> <br /> Posté par Vroumette, 14 septembre 2006 à 21:02<br /> <br /> <br /> J'analysais plutôt ça comme la montée de l'individualisme, la perte d'idéaux, un certain fatalisme ambiant. Mais tu as certainement raison, c'est en partie ce que véhiculent les médias télé (mais<br /> heureusement, il y en a encore qui résistent).<br /> <br /> <br /> Posté par Vroumette, 15 septembre 2006 à 22:20<br /> <br /> <br /> <br />
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