Bartholinite ....

Publié le par Lartemizia

Je ne vous ai pas raconté toutes mes galères de santé des derniers mois. Pourquoi ajouter à l’humeur morose de l’époque ?

Après  l’opération du kyste et les grosses galères financières que je vous ai narrées, j’ai été victime d’un syndrome à géométrie variable. La seule invariable, la douleur au niveau de l’estomac. Un peu la même chose qui m’avait amené aux urgences l’année dernière, en pire. Pour résumer les crises, 4 à 5 heures à me tordre et 24 heures pour m’en remettre. Le Spasfon en doses normales (comme c’est écrit sur la notice) restant totalement inefficace, mon généraliste me donne un antidouleur efficace mais qui me shoot pendant 24 heures au point de ne même pas pouvoir conduire. J’en use donc le moins possible, il faut bien continuer à assurer le quotidien.
Nouvelle visite chez le gastro-entérologue qui n’y comprend pas grand chose. Une gastro-coloscopie plus loin, il ne sait que me dire, seulement que c’est le système digestif qui est ultra sensible, sans savoir ni pourquoi ni comment. Je garde donc mon médicament qui me shoot et l’autorisation de prendre le spasfon à haute dose (genre 6 comprimés en attaque) et j’apprends à gérer les crises.

Et cela cours de janvier à, il y a deux semaines. Pour ne pas rester dans l’expectative, je cherche sur internet et retrouve mes symptômes sous le nom de Syndrome de l’Intestin Irritable ou pour faire plus court, le SII. Je suis rassurée, le SII ne se transforme jamais en cancer ou autre ulcère. Mais de solution, point !

Etant arrivée au bout de ce que la médecine allopathique peut pour moi, je retrouve mon acuponcteur qui avait démangé, il y a quelques années. Généraliste, homéopathe et acuponcteur, c’est le trio idéal pour ma santé et celle de ma bourse. Alors, même s’il me faut faire 1 heure et demi de route, j’y cours, j’y vole. Voilà enfin un médecin qui écoute, qui cherche, qui ne considère pas seulement le morceau de viande malade mais la personne entière. A l’écoute de mes galères et après un examen rapide, il met le doigt là où ça fait mal : le plexus solaire. Il me fait asseoir, me place une aiguille dans le dos, deux dans l’abdomen, une dans le genou, une sur le gros orteil et enfin, une dernière sur le bout de mon majeur. Je suis immobilisée, face à lui qui est retourné à son bureau et je l’entends me demander :  Mais vous faites quoi de cette angoisse ? Bonne question. Je ne sais pas ce que j’en fait de cette angoisse. Est-ce que j’en fait quelque chose ou est-ce que je la garde pour moi à m’en rendre malade ? Mais qu’en faire ? Je crois que tout cela passe dans mes yeux et je fonds en larmes…

Je sors de là rassérénée avec un nouveau rendez-vous pour dans trois semaines. Prendre conscience que ce dont je souffre est sûrement à 80% psychosomatique me permet de me rassurer et ainsi de moins angoisser. Sortir un peu du cercle vicieux de l’angoisse qui génère la maladie qui entretient l’angoisse.

D’ailleurs, depuis, une seule crise, après une journée terrible avec les élèves. Parce que ceux là ne sont toujours pas simple à gérer. J’ai un lundi d’enfer avec une majorité de classes, de la 6° à la 3° dont les élèves sont parfois ingérables. Une direction qui ne tient pas la route, des élèves qui se foutent royalement de leurs résultats scolaires et de toutes les sanctions que l’on peut leur infliger, c’est galère. Et moi qui ne suis que prof d’art plastique et que remplaçante, ils m’en font voir de toutes les couleurs. Avec d’autres classes heureusement, c’est du vrai travail d’enseignant que je peux faire.

Bref, samedi dernier, je me disais que je commençais à voir le bout du tunnel lorsque je ressens une gêne physique à un endroit que je ne montre qu’à mes médecins ou à mes amants. Dimanche passe, la gêne se transforme en douleur de plus en plus vive. Lundi, je ne peux pas aller bosser, trop grosse fièvre. Je retourne voir mon généraliste qui pour une fois, trouve rapidement ce que j’ai : une Bartholinite. Dolipranne à haute dose pour faire baisser la fièvre et antibiotiques, ça devrait passer en quelques jours.

Je vais travailler mardi  Je tiens le choc, mais cela m’épuise. Faire comme si de rien. Etre toujours disponible. Ne pas grimacer quand ça fait mal. Eviter la position debout bien que la position assise sur une chaise trop raide soit assez inconfortable. Une telle envie de m’allonger ! Mais sur le bureau, ça ferait désordre…

Après mes cours, je file au rectorat. Comme c’est mon dernier jour, le prof que je remplace revient la semaine prochaine, je veux gagner du temps sur la procédure. Je reste bloquée une bonne heure dans un bouchon rare à cette heure là. Une manifestation d’infirmière viendra l’expliquer. Je m’en fou un peu, la voiture me reposerait presque.
Je me gare, loin du rectorat. Le quartier est agréable, il est dans le vieux Montpellier, mais absolument inaccessible en voiture. Vingt bonnes minutes de marche à pied, accueil puis troisième étage par un bel escalier de pierre, bureau 3072. je viens chercher auprès de la DPE ( direction des personnels enseignants) mon attestation de fin de contrat. La dernière fois, grâce au tarif lent de la poste, elle avait mit 7 jours pour faire Montpellier Valleraugue.
Munie du précieux sésame, je file à pas comptés au service chômage, rez-de-chaussée, deuxième cours, pour enregistrer mon dossier. Habituellement, les employés n’apprécient pas trop d’être dérangés sans être prévenus. J’ai réussi à créer une relation humaine (ne pas rester un simple dossier) à travers quelques échanges de mails, je suis donc reçue par un jeune homme aimable et serviable qui m’assure que j’ai bien fait de venir. Il vérifie rapidement mon dossier, la chaise où je suis installée est munie d’un coussin, je ne souffre pas trop. Je pense avec joie que j’ai du gagner 15 jours ; c’est mon banquier qui va être content. Avant que je ne quitte son bureau, il tient à me préciser, un peu embêté, que je ne recevrais 80% de mon chômage du mois d’avril qu’à la fin mai. C’est la procédure et il n’y peut rien. Et encore, c’est seulement si j’actualise ma situation auprès de pôle emploi le premier jour d’ouverture du serveur ; sinon, ça décale d’un mois de plus…

Je regagne ma voiture, elle est si loin. Je suis épuisée, la fièvre est remontée. Je me pose un moment. Mais les parkings souterrains manquent furieusement de glamour. Je rentre, à petite allure…

Mercredi après-midi, comme chaque semaine, j’accompagne Suzanne à son cours d’équitation. Je pars un peu plus tôt, nous prenons chez son père de quoi remplir mon coffre de bois, ma réserve est à sec. Fichu hiver qui s’éternise ! Nous le déchargeons chez moi, elle a la gentillesse de monter en mettre une bûche dans l’insert pour que le feu ne soit pas éteint à mon retour et nous voilà parti pour 40 minutes de route. Nous prenons en passant une gamine qui n’a pas de quoi se véhiculer, je les dépose et repars chercher Julie qui m’attend, après sa leçon de conduite. Contrairement à notre habitude, je ne la rejoins pas au bar où elle met ce temps à profits pour réviser. La position verticale m’est de plus en plus douloureuse, je reste dans la voiture dont le siège est assez moelleux pour être supportable. J’en profite pour appeler mon médecin qui me dit que s’il n’y a pas d’améliorations malgré le traitement, il me faudra aller aux urgences pour faire inciser l’abcès.

Nous retournons chercher les cavalières par cette route défoncée qui me fait râler à chaque fois. Puis retour chez leur père où je les dépose sans sortir de voiture.

19 heures, je m’affale sur le canapé, je bouquine un polard, incapable de lire autre chose, et je m’endors dessus. Je me réveille dans la nuit, mange un morceau pour accompagner les antibiotiques qui risquent sans cela de me faire vomir et retrouve mon lit avec soulagement.

 

Neuf heures jeudi matin, je me prépare lentement (je ne peux pas faire plus vite) et file aux urgences. Elles ne sont qu’à 30 minutes. L’attente commence. L’infirmière m’installe dans une chambre à deux lits.

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Un mince rideau me sépare d’un vieux sourd qui réclame à manger. Nue, dans cette si courte combinaison qui ferme si mal dans le dos, elle me couvre d’une couverture qui préserve un peu mon intimité. Le rideau trop court, la porte rarement fermée, je sais les regards des gens qui passent dans le couloir que se partagent les urgences et le service de radiologie. Pas envie qu’une personne qui me connaît me voit et que tout le village soit rapidement prévenu de ma visite aux urgences.

 

Le médecin urgentiste vient, rapide auscultation, il faut bien inciser. Sauf que, contrairement à ce que m’avait dit mon généraliste, ça se fait sous anesthésie générale. C’est bien trop douloureux et profond pour une locale. Si j’avais su, je n’aurais pas mangé avant de venir, toujours pour accompagner ces fichus antibiotiques. Il faut joindre le chirurgien qui est encore au bloc. Nous devons attendre son verdict, il en a encore pour une heure. Je savais que j’allais attendre…

 

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Le vieux a été ramené dans sa maison de retraite. Il est remplacé par un, un peu moins vieux, qui s’est cassé la figure sur la place. Trois pompiers, deux infirmiers, un aide soignants tournent autour de lui pour l’installer en parlant aussi fort que s’ils étaient sur la place à  15 mètres les unes des autres. Difficile concentration sur ma lecture. Et, le un peu moins vieux qui répète à chaque nouvel arrivant puis à son téléphone, comment « c’est pas de chance de se casser la figure un premier avril ». Je craque, je branche le baladeur, volume au maximum.

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Une heure passe, puis deux… Le chirurgien déboule enfin, il s’excuse de son retard, l’intervention a été plus longue que prévue. Je vois dans son regard qu’il me reconnaît mais ne sait plus d’où. Je lui rappelle que c’est lui qui m’a opéré en décembre. A l’intitulé de l’intervention, ça lui revient. Il m’ausculte, ayant fermé la porte. Oufff !!! Confirme le diagnostique. L’opération se fera le lendemain en début d’après-midi ; il ne peut pas préciser l’heure. Il espère que rien de nouveau viendra se greffer sur son programme déjà pas mal chargé. Puis s’échappe

 

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Fataliste, je recommence à attendre. Maintenant c’est l’anesthésiste. Coup de chance, il déboule assez rapidement. L’entretien obligatoire est ultra rapide, je viens de subir deux anesthésies en trois mois sans dommages, ça le rassure. L’urgentiste revient, je peux lui poser les questions importantes sur le déroulement de l’acte et sur l’après. J’aime savoir à quelle sauce je vais être mangé, ça me rassure. Il est clair, précis, attentif et bel homme !

 

15 heures, je suis libérée, pas de la douleur. Mais j’ai rendez-vous chez l’ophtalmo, dans le bâtiment d’à coté à 17h30 avec Julie qui est encore au lycée. Le rendez-vous a été prit il y a plus de deux mois, je ne voudrais pas le rater. Je vais m’acheter un sandwich, le petit déjeuner est loin. Je me pose à la terrasse d’un café devant un panaché rafraîchissant. Le soleil est doux, la brise caressante, je profite du moment…

 

Puis, je file chercher Julie, 20 minutes aller, 20 minutes retour. Nous arrivons à l’heure et patientons dans une salle exiguë sur des chaises terriblement inconfortables. Nous patientons, nous patientons, nous patientons… Au bout de 45 minutes, je n’en peux plus, je suis au bord des larmes. Je suis mal assise, je ne tiens presque plus debout. La jeune secrétaire exige l’attestation papier de la carte vitale que je n’ai pas, on ne me la demande pas ailleurs. Pourtant, tout est inscrit sur cette fichue puce, et sûrement plus à jour que sur le papier. Envie de la baffer ! Elle trouve une solution, il faut aller demander une copie à l’accueil de la clinique. Heureusement, Julie s’en occupe.
Enfin l’ophtalmo apparaît. Bel homme imbu de sa personne et sur de son importance. Il est poli mais froid, à la limite du mépris de nous autres, pauvres hères de la campagne. De sourire, il n’est pas question.
A la question rituelle, qu’est ce qui vous amène ici, je réponds aussi laconique : l’âge. Le fauteuil d’examen est profond et souple. Les quelques minutes que j’y passe me soulagent un peu. Résultat des courses, il va me falloir des lunettes progressives. Aurais-je les moyens de me les payer ?

A la même question, Julie répond que son moniteur d’auto-école lui a fait un test rapide et lui a conseillé de consulter avec 9/10° à chaque œil. Le spécialiste se daube de cette précision. Il m’agace franchement !

 

Chemin de retour, 30 minutes à petite allure. Le dolipranne que j’ai avalé juste avant l’examen a fait descendre la fièvre mais je suis dans un état lamentable.

Je dépose Julie chez son père sans sortir de la voiture. Suzanne descend en courrant pour me faire une bise, ça me fait du bien. Je rentre, allume le feu, grignote un morceau et me vautre sur le canapé.

Je traîne un peu avant d’aller me coucher. A partir de 6 heures, je n’aurais plus le droit de manger ni de boire jusqu’à je ne sais pas quelle heure. Manger, ce n’est pas très grave, avec ce que j’ai vécu ces derniers temps, j’en ai pris l’habitude. Mais boire… Alors, je retarde l’heure de l’endormissement pour me réveiller le plus tard possible. La matinée me paraîtra moins longue.

 

A 11 heures, Alain vient me chercher. Je sais qu’après une anesthésie générale, je n’aurais pas le droit de prendre ma voiture.

A l’accueil de la clinique, la jeune employée me reconnaît avec un sourire. Et oui, j’ai pris un abonnement. Mon opération est prévue en ambulatoire. Je connais le lieu, une salle partagée en boxes par quelques rideaux. J’espère avoir celui avec la fenêtre, moi la claustrophobe, surtout si je dois attendre. Renseignements pris, le service ambulatoire ferme à 15 heures et il y a de fortes chances pour que je ne sois pas encore sortie du bloc. La secrétaire m’envoie donc dans une chambre de la clinique et avec un sourire de plus me précise que c’est une chambre seule. Elle n’a pas oublié ma visite de décembre où j’avais bénéficié de la même largesse sans avoir à payer le supplément, hors de ma portée. Des petites attentions comme ça font du bien au moral.

 

11h40, l’infirmière m’invite à revêtir l’éternelle combinaison bleue après avoir pris une douche à la béthadine. Ah non !!! Pas la peine !!! J’avais prévu le coup et sans que personne n’ait eu besoin de me le dire, je l’ai fait chez moi avant de partir. Que ça serve à quelque chose quand même l’expérience !

 

11h50, l’infirmière vient me tondre. Et oui, j’avais oublié ce détail. Plus un poil, ça me fait bizarre.

 

12h10, j’attends. Je sais que je dois passer en dernier, pour des histoires de désinfections de bloc opératoire. Mais combien d’interventions avant moi ?

J’ai oublié mon appareil photographie et j’enrage. Heureusement mon téléphone n’est pas trop manchot si on évite les prises de vue compliquées.

Avec la douche à la béthadine, j’ai la peau particulièrement propre. Sensation étonnante d’être plus légère, plus diaphane. Dommage que cela sente aussi mauvais. Béthadine parfumée, ça existe ?

 

12h32, j’ai soif ! Un tout petit peu faim. Sommeil aussi, un peu. Surtout grande faiblesse. Le lit n’est pas inconfortable. Entre lui et la tablette, je suis même mieux que sur mon canapé. Et lorsque je reste allongée, j’ai infiniment moins mal.

 

12h53, je dois avouer, là, maintenant, tout de suite, je déprime un peu. Sommeil, mais je ne dormirais pas. Je commence à avoir faim. Je languis presque mon petit cachet.

 

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13h26, voilà, enfin, mes « petits cachets pour détendre ». 3 cachets d’Atarax. Tiens, cela me fait penser à la philosophie d’Epicure, l’ataraxie…

 

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13h32, pour le moment, j’ai encore toute ma conscience. Combien de temps ça va durer ? Quand j’ai vu trois cachets, j’ai dit à l’infirmière que ça augurait d’une longue attente. Elle m’a soutenu que non, que j’étais la prochaine. J’y crois à moitié.

 

13h43, je m’endors un peu. Je vais peut être m’accorder un petit somme…

 

13h57, je viens de faire un trop court somme, réveillée par des voix dans le couloir. Et le repos du malade alors !!! Enfin, passons…

J’entends la télé de la chambre voisine. Quel soulagement d’être seule ici …

 

14h05 indéniablement l’Atarax m’endort. J’aimerais bien avoir la force de noter l’heure de mon départ…

 

14h21, est-ce à moi ? On parle de la salle de réveil juste devant ma porte. Le brancardier ….

 

 

 

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16h04, retour dans ma chambre. Les dernières fois, en salle de réveil, j’étais de très bonne humeur, à plaisanter avec le personnel. Heureuse d’être vivante sûrement un peu. Et puis, il y avait peut-être des produits hilarants dans le mélange. Ce coup ci, raté, j’ai pleuré comme une madeleine à la grande inquiétude de l’infirmière. Bon, c’est vrai, j’ai mal, ça l’a rassuré et elle m’a remis une dose. Mais je crois que c’est surtout un ras le bol. Ras le bol de me battre encore et toujours. J’aimerais tant pouvoir un jour poser les armes…

 

16h22, j’étais en train de sommeiller doucement. Trois mamies bavardant à voix très très haute juste devant ma porte. J’ai gueulé pour les faire taire, elles n’ont rien entendu. C’est insupportable. J’aimerais tellement juste un peu de calme…

 

16h45, j’ai mal et le moral s’en ressent. ça va passer…

 

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L’infirmière de l’après midi est une jeunette efficace mais sans empathie. Elle n’a pas encore appris de la vie qu’il n’y avait pas que la technique qui compte.

J’ai un peu peur de me retrouver debout. L’exercice de rhabillage ne sera-t-il pas douloureux ? Puis il va falloir courir après les ordonnances des médecins pour la sortie. Je me souviens, après mon opération, il m’avait fallu courir de service en service et ça avait été une épreuve. Aujourd’hui je ne m’en sens pas capable. J’ai demandé à l’infirmière si elle pouvait s’en occuper. J’espère quelle trouvera le temps.

 

17h05, Je viens de m’avaler une petite collation, la première de la journée. Ça requinque un peu, mais… le pain était sec, le beurre comme de la pierre, la confiture douceâtre et le thé insipide. Comment font-ils pour n’acheter que de la merde ? En plus, j’ai encore faim !

 

17h15, l’infirmière coup de vent vient de m’apporter les ordonnances. Merci madame, ça m’évitera de courir.

Je ne vais pas tarder à essayer de me lever, voir ce que ça donne.

 

Pour faire pipi, ça mouille le pansement. C’est pas top.

 

Mon ami Philippe, qui avait à faire dans le coin et qui avait son week-end de libre est venu me chercher, m’a raccompagné à la maison, a allumé le feu, monté du bois et toutes ces petites choses du quotidien qui sont pénibles dans ces moments là. Il est resté la nuit, à veiller sur mon sommeil de post anesthésie. C’est bon d’avoir de vrais amis.

 

Je suis encore sous antibiotiques pour 15 jours plus des antidouleur aussi efficaces que les autres. Je vais rester shootée pendant des jours, ça va être bon… Pas prendre l’habitude quand même.

Visite quotidienne de l’infirmière pour vérifier l’état de la plaie. A J8 elle enlève le drain ; ça sera pas mal, c’est un peu gênant suivant la position. Apprendre à m’assoire d’une certaine manière. Tout cela me rappelle l’épisiotomie, en moins glamour et plus douloureux. Attendre que tout cela passe et espérer que rien d’autre ne m’arrivera, juste le temps de reprendre du poil de la bête…

 

Publié dans Au jour le jour

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andrem 13/04/2010 22:59



Reprendre du poil de la bête, voilà un programme qu'il est bon.


 


Surtout après avoir été rasée.


Oui, je sors. Bon rétablissement malgré tout, avant tout, après tout.



Lartemizia 16/04/2010 01:27



Et si je reprenais du poil sur la bête? Et je n'ai pas précisé laquelle.....
Mais non, t'es pas obligé de sortir....



luciole 04/04/2010 09:46



Je compatis d'autant plus que je subis depuis janvier de multiples désagréménts de santé, moins douloureux que ce que tu décris pour toi, mais bien épuisants tout de même. Je suis passé sur le
billard en février pour ce q'uon croyait un kyste, ça s'est avéré être autre chose, bénin, mais du coup je risque d'y repasser bientôt. Me souvenir de mettre l'année 2010 dans les oubliettes ;-).
Bon courage à toi.