Le jeu des titres, deuxième saison

Publié le par Lartemizia

Akynou, pour la deuxième fois, nous proposait un jeu. Comme je m'étais fort amusée l'année dernière, j'ai replongé avec délice.
Il nous fallait proposer 5 titres. J'ai donné ceux là : 
- Théorie du corps amoureux
- Monsieur le chef de gare de la tour de Carol
- La vierge des tueurs
- Le ravissement de Lol V. Stein
- Une charogne
Pas facile, je l'admet
En dehors du texte qui devait faire entre 1500 et 3000 signes, la contrainte cette année était qu'il fallait parler d'une rencontre (avec une personne, un livre, une œuvre d’art, un métier, un milieu, une ville), c'était à nous de choisir.
Après tirage au sort entre les propositions de tous les candidats, je me suis retrouvée avec ceux là :
- Le voyage d'hiver
- Le printemps dans un miroir brisé
- Le songe d'une nuit d'été
- L'automne à Pékin
- L'année de tous les dangers.
J'aurais pu bien plus mal tomber.
Voici dont ma participation :

Il faut que je parte !!! Oui, partir d’ici !!!! Partir de ce coin perdu que je connais pourtant si peu. Pas eu le temps.
C’est dommage, il a du charme ce coin au milieu de nul part, au milieu des montagnes.
La vie à la campagne, loin des fureurs de la ville, c’est le fantasme de combien de citadins ?
Je l’ai fait moi ! Et oui, j’ai eu ce courage. Quelle belle chimère …

Je n’en peux plus, je dois m’évader. Les montagnes se sont refermées sur moi, m’étouffent.
Le médecin me dit que c’est une dépression, que ça se soigne. Je prends ses médicaments.
Ça ne sert à rien, je suis sur une barque perdue sur l’immensité de la mer, agitée par mes propres tourments. Mes jours ne sont plus que ce long voyage d’hiver dont je ne vois plus la fin.

Mais merde !!! Ce n’est pas encore la saison !!! Il fait beau dehors.
Oui, le soleil brille, les oiseaux gazouillent, le torrent chante, le tracteur pétarade, le chien abois et la caravane passe.  Mais je n’entends pas, je ne vois pas. Je ne vois plus rien, je ne ressens plus rien. J’ai froid.

Je dois me sauver !!! Il n’y a plus en moi que froidure, une glaciation intime. Le cœur figé dans la souffrance.

C’était pourtant un si joli rêve. Arrivée en mars, j’avais le cœur en fête, si épanouie par cette rencontre féerique. J’y croyais dur comme fer. Je serais heureuse un point c’est tout !

De cette joie, ne me reste que le souvenir d’un printemps dans un miroir brisé. L’âme et le cœur en miette, je ne reconnais plus mon reflet. Qui suis-je ?

Je dois partir, m’enfuir, loin !!!

Alors, passer l’automne à Pékin ? Pourquoi pas, j’ai toujours rêvé de découvrir la Chine. Mais partir, ne serait-ce pas encore comme le songe d’une nuit d’été. Un mirage, aussi éphémère que son amour ?
L’ais-je rêvé son amour ? Je les ai pourtant bien entendus ses serments d’amour.
Que de déclarations si douces à mes oreilles. J’aimais le son de sa voix quand il me chuchotait « je t’aime ».
Et ses mains, quand elles se posaient sur moi, quelle fête dans mon cœur, dans ma tête, dans mon corps.
J’en frissonne encore. Non, c’est le froid qui me fait trembler.

Longtemps j’ai hésité à tout quitter pour venir le rejoindre là, si loin de chez moi, de mes amis, de ma vie. Mais j’y ai cru, j’ai voulu y croire ! C’était si beau.
Et pourtant, elle me l’avait bien dit, la cartomancienne que c’était pour moi l’année de tous les dangers. J’aurais du l’écouter.

M’enfuir …

Je suis dans les clous, 1945 signes, sans compter les espaces. Ouffff !!!!

Publié dans Pour le plaisir

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