Les amis

Publié le par Lartemizia

Je dois vous avouer, je ne me suis pas encore totalement remise de mon exposition. En lisant Boris Cyrulnik, je suis tombée sur une conversation qu'il rapportait avec un ami peintre. C'était le lendemain du vernissage qui s'était parfaitement bien passé. L'ami peintre disait son contentement de cette expo mais ajoutait que malgré tout, il aurait pour 6 mois à s'en remettre à vivre un état dépressif auquel il savait ne pas pouvoir échapper.
Quelque part, cela m'a un peu rassuré mais je trouve cela long, très long. Je me retrouve régulièrement au bord des larmes, sans aucune raison apparente. Je recommence seulement depuis quelques jours à me réveiller apaisée. Jusque là, c'était une immense tristesse qui m'accueillait et me poursuivait toute la journée. J'ai été encore incapable de me remettre au travail. Les idées sont là, la force, le désir, non. Moi qui habituellement aime bien, voire beaucoup me retrouver seule, je l'a mal supporté jusqu'il y a peu. Alors, plutôt que de passer mes journées en larme, c'est pas bon pour le teint, je fais diversion. et c'est là, que les amis entrent en scène.
Je vous avais rapidement conté les anecdotes autour de la piscine. Au moment de partir, la maîtresse des lieu m'avait dit que je pouvais revenir quand je voulais. J'ai bien sur tout de suite accepté.
Maintenant, j'ai envie de vous montrer une petite galerie de portraits et de moments tellement chaleureux qu'ils requinqueraient les plus dépressifs.
Commençons donc par Nicole, l'hôte de ses lieux

Puis Philippe-Manuel, son compagnon grâce à qui  j'ai rencontré tout ce petit monde. C'est mon ami sculpteur dont j'adore le travail.

Marcel, le papa de Nicole qui malgré ses 90 ans se porte comme un charme. Sa maison est un antre d'informaticien. Il adore se tenir au courant des dernières nouveautés technologiques.

Son fils qui travaillait mais a réussi parfois à partager nos agapes

Puis, les amis : Rose-Marie, avocate d'affaire brillante qui faisait ses consultations dans la piscine. Elle m'a fait bénéficier de son savoir, simplement et généreusement et je n'en revenais pas de tout comprendre à ce qu'elle m'expliquait.

Jean-Pierre, son compagnon, avec qui j'ai joué quelques fois au combat singulier de photographes

Qui n'était pas le dernier à faire l'andouille dans l'eau
Et qui m'a, toujours dans la piscine fait bénéficier de quelques bons conseils éclairés en informatique.

Il ne faudrait pas oublier les 6 chats, qui nous offraient souvent de très jolies poses

Presque chaque soir, venaient se joindre à nous des amis, à la maison ou bien au restaurant.
Rose-Marie nous a entraînés un soir à Figueras à la rencontre de ses parents.
Ici, son père.
 Mais il y avait également le clown de service, un autre Philippe, beau-frère de Nicole, qualifié d'un don hilarant pour les jeux de mots.
Jean-Pierre et Marcel
Rose-Marie

Un autre soir, nous sommes allés écouter le groupe de Philippe-Manuel : Les Débranchés

Un autre fois, c'était au Galapagos, sorte de paillotes où nous nous sommes retrouvés
Toujours les mêmes
Là, c'était un concours de gourmandise. Ne promettez-pas de chantilly à Nicole

Il nous arrivait quand même de rester à la maison, chacun participant à la confection du menu.
Corvée de patates
A la fin du repas, les musiciens ont sortis leurs instruments
Puis, cerise sur le gâteau, nous avons vu apparaître en fin de journée un vol impressionnant de ça
Des cigognes qui faisaient une pause tout autour de nous
Je ne vous étonnerais pas si je vous dit que ce moment était magique...Il ne me reste plus qu'à dire un immense merci à toutes ces personnes qui m'ont fait du bien sans le savoir....

Publié dans Au jour le jour

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Commenter cet article

akynou 03/09/2009 00:48

Tes photos sont magifiques qui est mélange de magique et magnifique ;-)

luciole 01/09/2009 19:43

Je me suis relue trop tard, pardon pour les nombreuses fotes ;-)

luciole 01/09/2009 19:40

La déprime post expo ressemble à s'y méprendre à la déprime post représentation. Il doit y avoir un truc chimique, un tel shoot d'adrénaline avant qu'après forcément c'est la descente. Le revers de la médaille de l'artiste, une vie intense en émotions, dans les deux sens ;-), c'est aussi un petit deuil à faire, tout ce travail pour un objectif, quand il est atteind, il laisse un vide. Dans ces moments là j'ai cette chanson dans la tête " et maintenant que vais je faire", comme juste après une rupture, oui, c'est ça c'est une sorte de rupture. Mais quand le deuil de cette histoire est faite, alors peut commencer la nouvelle. Si c'est comme en amour, on  dit que le temps du deuil est aussi long que le temps de l'histoire, mais j'y crois moyen ;-), je pense que c'est moitié moins ;-) . Tes portraits transmettent bien la chaleur que tu décris. Et les cignognes, un rêve ... Gros bisous

Lartemizia 02/09/2009 00:05


Merci soeurette pour tes mots, ça me fait plaisir de te lire.
Oui, il y a de ça, ce vide de l'après. Cette rupture, ce deuil ... Je suis comme toi, je pense que c'est moitié moins long ... Enfin, j'espère.