Malade

Publié le par Lartemizia

Je suis malade ...............

Blanche, crevée, rompu, claquée, vannée, vidée, sur les genoux, liquéfiée, raplapla, livide, épuisée, ramollo, apathique, blafarde, défaillante, accablée, faiblarde, titubante, vacillante, amollie, exténuée, mal-en-point, à bout, avachie, flasque, fourbue, éreinté, au bout du rouleau, l'ombre de moi même, bref, je ne suis pas en très grande forme...

Et tout cela à cause de quoi? Une Gastro d'une rare virulence qui me tient clouée au lit depuis deux jours dont un de forte fièvre. J'émerge juste, mais neurones sont encore en sous régime, mon élocution lente pour ne pas dire pâteuse.
C'est bien la première fois que cela m'arrive. Je me demande s'il n'y aurait pas un peu de somatisation post concours dans l'air...

Je vais retourner bosser lundi complètement éreintée alors que je dois affronter une classe de "bip"... Il faut que je trouve une idée pour qu'ils cessent de me faire la guerre. Je fais partie des profs qu'ils ont décidé de faire craquer, genre dépression. Je ne comprend pas pourquoi, ça se passe si bien avec toutes les autres classes. On a du se rater en début d'année, depuis, ils ne me ratent pas. Alors, j'y pense bien sur, mais j'essaie de ne pas me remonter le bourrichon avant de les retrouver, histoire d'essayer de rester zen (autant que ce soit possible avec des zigotos pareils).
Alors, ce coup ci, j'essaie carotte ou bâton? J'ai déjà tenté les deux, comme j'ai tenté la mise au point calme,  sans aucun résultat. Bon, je verrais bien demain si je trouve une idée géniale, aujourd'hui suis bien trop encore dans les brumes...

Publié dans Au jour le jour

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luciole 10/08/2009 01:40

Tiens, moi aussi cette année j'ai hérité d'un groupe qui me pose problème, et comme c'est la première fois en 10 ans d'enseignement que je me sens ... Impuissante ... C'est assez déstabilisant... Comme toi j'essaye de ne pas trop y penser, sans renoncer non plus... Reposes toi si tu peux, même si tu ne peux pas d'ailleurs, je t'embrasse !
Posté par luciole, 08 mars 2008 à 18:54

andrem 10/08/2009 01:38

L'étape suivante
D'abord, je te souhaite un prompt rétablissement. L'énergie à dépenser face aux 30 animaux sauvages n'a pas besoin de barrages en amont. J'ai vu autour de moi assez de dégâts de gastro-entérite pour imaginer ton raplapla, que le Mont Aigoual est au niveau de la mer aujourd'hui.Ouvrons un œil au milieu de désastre, et revenons au chapitre précédent, où il est question de concours et d'images. Une étape suivantes, dans le chemin de la découverte.Je me suis fait les deux remarques suivantes, et sous prétexte de gastro, je t'en fait part ici, comme toujours comme simple contempleur naïf, un peu faussement quand même.Un point me gêne dans le tableau de Caravage. Ce n'est pas sa faute mais la mienne, je ne rentre jamais complètement dans un tableau lorsqu'il y a trop de mouvement. Un tableau est un objet immobile où seule l'imagination du contempleur doit galoper.Je suis donc plutôt sensibles aux tableaux un peu figés, portraits, paysages, villes, où le grouillement est assez lointain pour ne plus être vraiment du mouvement, je pense à Canaletto, ou à Francisco Guarda. Bien entendu, je n'ai pas besoin de dessin pour prendre Claude Lorrain comme exemple.Pourtant, certains tableaux de mouvement me plaisent aussi; il s'agit alors de mouvements étrangement immobiles, des moments de mouvement touchant une sorte d'instant d'équilibre impossible, et qui ainsi arrêté devient définitif, tel l'apogée du saut du danseur, ou le millionnième de seconde qui sépare du sol le pied du parachutiste dont le parachute ne s'est pas ouvert.Curieusement, ce sont des exemples photographiques qui me viennent, Cartier-Bresson le champion du monde du de l'instantanné où l'arrêt du mouvement est magique, Robert Capa et son célèbre soldat républicain "en train de" mourir sous nos yeux depuis 70 ans.Bien entendu, le doigt de l'homme qui tente d'atteindre Dieu chez Michel-Ange.En dehors de ces équilibres magiques, le mouvement d'un tableau me gène. Ainsi en est-il de Caravage. En tentant de voir un peu plus clair dans cette gêne, j'observe que les grands gestes façon Pagnol des personnages, pour italiens qu'ils soient, me tiennent un peu éloigné d'eux, et que je deviens un intrus dans le tableau.Mais c'est aussi là un effet de la profondeur théâtrale, non?Deuxième remarque, sur le trompe-l'œil: il ne s'agit pas d'un bas-relief mais d'une grisaille. Il s'agit encore moins d'un miroir, on voit l'ombre des têtes portée sur le panneau, ce qui n'aurait pas eu lieu avec un miroir.En observant bien les murs entre les colonnes du soi-disant reflet, je vois que sa matérialité n'est pas assez fouillée pour être un vrai reflet d'un vrai mur. Les colonnes et les corniches font illusion, pas le mur vertical en arrière.Bon, puis il est des tracts qu'on lit parfois.Il faut s'interroger sur la légitimité ou l'illégitimité d'un concours, des concours en général et des concours d'accès à l'enseignement en particulier.Quel que soit le savoir qu'on doit transmettre, l'enseignant, celui qui sait au yeux de l'enseigné, doit maîtriser son savoir bien au delà du simple domaine qui sera enseigné. Hauteur de vue, horizon lointain, seul secours pour pouvoir penser à autre chose pendant le cours.Mais doit-on pour autant en faire le seul critère de choix, doit-il même être un critère de choix? Mes réponses sont négatives à ces deux questions. C'est là un vieux débat dont j'entendais déjà les arguments il y a quarante ans.Un enseignant doit d'abord savoir enseigner, ce qui signifie parfois être capable de se confronter à 30 animaux déchaînés, ce dont je serais parfaitement incapable et ce qui fait de ce métier un des plus difficile du monde et un des plus indispensables. Il exige une énergie folle dont peu ont conscience, et une compétence dont aucun concours aujourd'hui ne peut rendre compte.Je ne suis pas certain qu'un apprentissage permette de parvenir à cette compétence, hormis l'apprentissage sur le terrain, une fois une brève théorie exposée. Et l'examen ne devrait porter que sur le réulsta de cet apprentissage. Rien ne sert d'éructer, il faut, patiemment, indéfiniment, inlassablement, répéter l'argument, et oublier les querelles de chapelle qui font ricaner les ignorants et déprécient la profession.Aucune bombe dans le ministère ne fera avancer les choses, aucun anathème, aucune invective. Et ceux qui passent les concours sont bien obligés de le faire, ils n'en sont pas pour autant complices d'un mécanisme devenu fou.
Posté par andrem, 08 mars 2008 à 17:30