Suite de l'épisode Urgences

Publié le par Lartemizia

Ce matin, huit heures, sous un fin crachin breton, me voici à la clinique « Beau Soleil ».  Ne riez pas, c’est vrai.
Avec mon sens de l’orientation de blonde, je me trompe de bâtiment, patiente à un accueil qui me renvoie à l’autre bâtiment au fond à gauche, juste avant les toilettes. Oups, je plaisante…

Je me présente à l’accueil, m’excusant de mon très léger retard. Si les bouchons montpelliérains n’ont pas la mesure de leurs homologues parisiens, ils s’entraînent quand même pour la palme.
La secrétaire ne me fait même pas les gros yeux et me demande de patienter dans la salle qui pour une fois ne porte pas vraiment son nom. Très vite, le docteur Y vient me chercher. Et là, rien qu’à  son regard, son sourire et sa poignée de main, on se sent en confiance.
Petit bureau chaleureux, regard attentif, je fais un résumé que je tente bref mais clair de mes petits bobos. Pendant qu’il parcourt le dossier que j’ai pris soin de ne pas oublier, je détaille le décor. Mon attention se porte sur une toute petite sanguine de rien du tout,  dans un cadre doré peut être un peu trop imposant pour elle,  posée sur des livres posés eux-mêmes par terre au pied d’une étagère. Il n’a pas du savoir où la mettre encore. Irrésistiblement, mes yeux reviennent à elle dont le dessin me fait penser aux croquis de Delacroix. Mais a-t-il fait des sanguines Delacroix ?
Il relève le nez, m’enjoint de le suivre dans la pièce à coté pour l’auscultation. C’est bien, il ne m’a pas fait mal…
Revenus à son bureau, il me dit  qu’il a besoin d’un peu plus d’informations qu’il obtiendra avec une autre analyse sanguine et bien sur, une gastro-scopie. Je l’attendais celle-là.
Il faut trouver la date. J’aimerais ne pas annuler ma semaine chez maman avec Suzanne, elle y tient beaucoup. Je vois sur son planning que les places sont chères et malgré cela, il me dit de proposer une date. Je lance le 21. ça tombe bien, il a un patient qui s’est décommandé, il peut me recevoir en début d’après-midi. Ouf !
Maintenant, se pose la question de l’anesthésiste qu’il faut rencontrer obligatoirement 48 heures avant l’intervention. Je l’avais oublié celui-là. Il sait que j’habite loin, décroche son téléphone et explique mon cas à sa collègue qui accepte de me recevoir tout de suite entre deux rendez-vous. Ne sont-ils pas gentils dans cette clinique Beausoleil ? J’en oublierais presque le temps qu’il fait dehors.
Je ressors donc, patiente devant le bureau de la secrétaire, normal j’en suis une. Elle m’envoie, en attendant l’anesthésiste, faire la prise de sang dans le couloir d’à coté. Je plaisante un peu avec l’infirmier qui n’a pas l’air totalement réveillé et fait rire sa collègue quand je lui demande s’il joue la blonde. « Je peux me le permettre moi ! », dis-je en montrant ma tignasse. En général, ça passe bien. Il ne s’est même pas vengé lorsqu’il m’a piqué, dans le creux du bras, là où ça passe facilement.

Retour à la salle d’accueil, patience devant la secrétaire, qui commence à se souvenir de mon nom. Elle remplit la paperasse, m’informe que je dois 44€ pour le gastro et 22 pour l’anesthésiste. J’ai totalement oublié mon chéquier. « Pas grave, vous réglerez tout quand vous reviendrez. », cool. J’avais eu peur de me faire engueuler.
Puis j’attends l’anesthésiste, petite femme qui m’arrive à l’épaule, pas du tout impressionnée par ma taille. Encore une fois, bureau chaleureux, je m’extasie en entrant devant un assez grand tableau. « Il a du succès ce matin » me répond-elle dans un sourire. Entretien standard dont vous connaissez tous, la teneur. J’ai la chance de ne souffrir d’aucune allergie, ça va donc très vite. Je la remercie de m’avoir pris ainsi au pied levé, nous en venons à parler de la clinique de Ganges et de son manque de médecins. J’apprends ainsi, que les anesthésistes n’aiment pas travailler dans les cliniques munies de maternités à cause d’un certain nombre de contraintes dont je n’ai pas retenu grand chose. Mais j’aime bien échanger ainsi sur autre chose que la maladie.

Bref, je ressors de là deux heures après, pas mécontente d’avoir réglé ces obligations d’avant gastroscopie.
Bilan : je ne sais toujours pas ce que j’ai. Le traitement que m’a donné mon généraliste ne peut que me faire du bien en attendant, m’a dit le gastro. J’ai toujours mal, mais c’est supportable.
Le bon coté de l’histoire, avec le peu que je mange, j’ai déjà perdu quelques kilos.
Le moins bon coté, je fais mon possible pour pas gamberger en attendant la suite que vous saurez au prochain épisode. Je vais bientôt pourvoir concurrencer « Plus Belle la Vie » moi, avec tous ces épisodes !!!!!!

Publié dans Au jour le jour

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L
J'espère que tout cela apportera une réponse claire au moins et que ce que tu as n'est pas grave. Tiens nous au courant surtout ! Gros bisous et bon courage !<br /> Posté par luciole, 08 avril 2008 à 21:32
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S
Eh bien alors tu fais monter le suspens et puis plus rien.Souffrir d'un mal non identifié voici un bon moyen de tenir ses lecteur en haleine.C'est l'écoute d'une chronique sur les maladies rares qui m'a mené vers ton blog.Plus sérieusement, s'il y a rétablissement n'hésites pas à en faire part.Bien à toi.<br /> Posté par Sévère, 16 avril 2008 à 10:08
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L
Plus belle la vie, qu'elle disait :-), c'est vrai que le nom de la clinique s'y prête bien, c'est pas encore "sous le soleil" mais presque ;-)... En tout cas on attend la suite ! à très vite (on tentera de rester un peu plus tard dimanche, histoire d'être sur de te voir)<br /> Posté par luciole, 10 avril 2008 à 22:31
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A
Ben au moins, ça te donne matière à écrire :-)Bises<br /> Posté par akynou, 10 avril 2008 à 19:35
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