Des nouvelles de l'expo

Publié le par Lartemizia

J'ai mis un temps fou à me remettre de cette expo et j'ai un mal fou à venir raconter ici. L'un étant sûrement responsable de l'autre.
Sentiment de vide lorsque l'accrochage a été terminé, encore plus violent lorsqu'il a fallu que je retourne à Gaillac pour décrocher. Je n'avais pas vu passer les trois semaines.
Mais aujourd'hui, pour inaugurer ce nouveau chez moi, je m'y colle.

Je vous avais laissé au dernier jour d'accrochage, à vous donner en bref les dernières nouvelles, trop crevée pour en faire plus. Je vais donc y revenir un peu.

Nous avions terminé le fil rouge le 29 mai et j'ai oublié de vous montrer une petite photo rigolote que j'ai réalisé lors de notre pause, vautrés dans l'herbe du parc.


Le 30 mai, nous attaquions l'accrochage proprement dit. J'avais commencé par la vitrine qui m'a donné du fil à retordre. J'avais essayé de fixer les toiles du fond avec du double face. Le lendemain matin, le plus grand était tombé. J'ai donc changé de technique et ça a tenu toute l'expo.





Je n'ai
eu aucun mal à écrire le poème de Francis Ponge sur la vitre. J'ai même été surprise par la facilité avec laquelle j'ai réussi à écrire droit et à garder suffisamment d'espace pour ne pas avoir à resserrer les lignes du bas. Bref, j'étais contente d'avoir cette expérience de mise en page.


Le sol, jonché de photos de feuilles rendait bien et j'avais eu raison de me munir d'autant de clichés. Il fallait donner cette idée d'épaisseur.


Pendant ce temps là, David s'occupait des photos sur les murs. Je dois avouer que son expérience a fait merveille.








































Ensuite, je me suis attelée à "Diaphane". Mais si, vous savez, les rideaux de tulle que j'ai eu tant de mal à assembler aux images sur transparents. David a commencé par tendre les fils de pêche juste comme il le fallait, et je suis montée sur l'escabeau pour les accrocher avec des épingles et régler leur angle et leur hauteur.




























































Pendant ce temps là, David s'occupait de fixer "Les Ailes du Désir" dans la Rotonde. Nous avions repéré le point d'ancrage qui était très, mais vraiment très très haut. Comme à son habitude, David a trouvé la solution.
Voici la lieu avant l'arrivée de la sculpture.






























Et voici après



























































Le jour suivant, nous avons terminé la deuxième salle voûtée. Le grand panneau noir avait été peint et il avait mal vieilli.
  





















Nous étions allé acheter un grand morceau de tissus noir que David  a tendu dessus. Il y a passé un temps fou pour le fixer le plus régulièrement possible.


 



























Mais cela valait la peine, le résultat était bien meilleur.





















Puis, ça a été le tour de la salle blanche et de l'installation vidéo. Nous avions testé la compatibilité entre le vidéo-projecteur et le lecteur DVD et en avions profité pour nous apercevoir que le mur de plâtre ciré brillait et perturbait la vision de l'image. J'avais heureusement apporté avec moi un grand morceau de drap "au cas où". De nouveau, le voilà en train de tendre du tissus, absolument pas régulier (je ne l'avais pas acheté cher).






















Puis, nous avons bricolé (enfin, surtout David) avec les moyens du bord pour placer l'image à la bonne hauteur et brancher le matériel.






























Heureusement, David avait prévu un grand drap noir pour cacher tout cela...

Nous restait plus que les cadres à fixer sur les panneaux noirs. La, exercice très compliqué : fixer solidaires et parfaitement rectilignes 36 cadres pour former un carré, sans pour autant toucher au panneau. Interdiction d'utiliser autre chose que les baquettes habituelles.
J'avais commencé par les placer au sol afin de déterminer leur position exacte.




















Après longue réflexion et pas mal d'hypothèses multiples, nous avons opté pour la planche de bois aux dimension légèrement inférieur à l'ensemble des cadres. J'ai tracé les emplacement, numéroté les cadres et leur destination.







































Là, je me suis un peu amusée à jouer de la perspective




















Une fois fixés, nous avons laissé sécher la colle avec des poids dessus, jusqu'au lendemain.




















Entre temps, le parc si calme habituellement




















avait connu un envahissement terrible.
Une foire "bio" qui l'avait rendu méconnaissable
 






































Vous ne trouvez pas qu'ils ont un petit coté ridicule ce triste clown et ce promeneur?




















Et ces trois mille visiteurs en deux jours avaient fait de gros dégâts sur mon installation
























































































Cinq arbres à refaire presque totalement. Je vous avoue que j'avais un peu la haine. Il nous a fallu y passer au moins 5 heures de plus...

Puis est venu l'heure des dernières finitions et du peaufinage de l'éclairage






























Et enfin, l'heure du vernissage est arrivé. Je vous avoue que j'étais un peu stressée.
A 16 heures nous sommes dans les murs pour les dernières vérifications avant que sonne les 17h30. Nous y trouvons le chef du service patrimoine qui nous apprend qu'il y a une alerte météo orange, risque d'orage violent. Dans ces cas là, la municipalité ferme l'accès au parc pour éviter les accidents en cas de chute de branche.
Nous voila bien, il est impossible d'entrer dans le musée sans passer par le parc. Le chef à négocié ferme pour finalement obtenir qu'une seule petite porte reste ouverte avec interdiction de dépasser les 18h45. Et il a tenu parole ! 
Sur le moment, je me suis amusée de ce coup du sort. Moi qui travaille sur le rapport nature/culture (c'était la dominante de mon expo) et qui apprécie lorsque que la nature nous rappel à l'ordre (j'aime bien quand elle nous montre, à nous les hyper urbains que nous ne la dominons pas), elle me faisait le coup juste ce soir là...
 
Les visiteurs sont quand même venus, moins nombreux certes, mais tous (enfin, ceux qui m'ont parlé) enchantés de ce qu'ils voyaient.
Nous avons eu la série traditionnelle des discours. Le maire adjoint à la culture, qui n'y connaît rien, m'a fait la désagréable surprise d'utiliser mon cv pour meubler. J'aurais préféré de loin qu'il parle de mon travail ou qu'il ne dise rien plutôt qu'il raconte au public où j'étais né et combien j'avais d'enfants. Heureusement, le discours du chef a été sobre et bref et il a laissé la parole à David. Son discours, qui devait lui rappeler le temps où il était responsable d'un centre d'art contemporain, a été à la hauteur : passionnant et teinté d'humour.
Puis, est venu mon tour. Je n'en menais pas large, moi qui suis d'une timidité redoutable. Je crois que j'ai réussi à me soigner un peu puisque j'ai eu, par la suite, quelques compliments. Celui qui m'a le plus touché venait d'un groupe de personnes âgées, amis du musée mais pas du tout branchés art contemporain. Lorsqu'ils m'ont dit qu'ils avaient été enchanté de comprendre toutes mes explications (contrairement à beaucoup d'artistes) et que ça leur donnait envie de refaire le tour de l'expo avec un nouveau regard, j'étais surprise et enchantée. A mon récit étonné de l'anecdote, David m'a répondu que c'était mon coté pédagogue. Il a sûrement raison ...

Pour clore ce long billet, quelques photos de l'expo.
























































































Et si vous voulez en voir plus, rendez-vous sur mon site (ici) où j'ai fait un développement spécial pour cette expo.
Bonne visite ...

PS : comme je débute sur cette plateforme, j'ai quelques petits problèmes de mise en page. Soyez indulgents, cela ira mieux la prochaine fois.


Publié dans Au jour le jour

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akynou 02/07/2009 09:07

Les photos sont superbes et ça me fait encore plus regretter de ne pas avoir pu venir